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Conférence

Le sang des francs-maçons, de Valmy à Waterloo

Jean van Win

Jeudi 19 février 2015

Jean van Win est né en 1935 à Bruxelles d’une lignée de huit générations de Bruxellois. Il a fait ses humanités gréco-latines chez les Jésuites et à l’athénée Adolphe Max, suivies d’études de philosophie et lettres préparatoires au droit, puis de marketing et d’études des marchés. Il a collaboré comme associé actif à divers consortiums internationaux dans la photographie, la numismatique moderne et la production et distribution d’enregistrements de musique classique.

Depuis sa retraite, il consacre son temps à l’écriture et à la critique historique. Il a écrit de nombreux articles pour la revue Acta Macionica et pour les Cahiers de Villard de Honnecourt. Il est l’auteur d’articles, de conférences, et participe à des émissions de radio et de télévision, notamment sur Mozart.

Il est spécialisé dans le XVIIIe siècle et ses sociétés de pensée, plus particulièrement dans les rituels maçonniques de cette époque et dans sa musicologie.

Au cours de cette conférence, donnée à la salle de conférences du Musée Wellington, Jean van Win nous a présenté son livre, tout récemment publié, sur un sujet relativement méconnu : les francs-maçons pendant les guerres napoléoniennes. En effet, la franc-maçonnerie militaire a connu des développements importants durant cette période, d’abord en Irlande puis en France, en Grande-Bretagne, en Amérique latine et du nord, et dans les pays germaniques. Un des mérites du livre de Jean van Win est de mettre en valeur la dichotomie entre, d’un côté, la notion de fraternité universelle chère à la Franc-Maçonnerie et, de l’autre, la violence qui régnait sur les champs de bataille, quelquefois tempérée - il est vrai - par le « signe de détresse » des francs- maçons qui pouvait sauver des vies. Au travers des anecdotes qui fourmillent dans le livre, on découvre un autre visage de la maçonnerie du XVIIIe et du XIXe siècle. Les légendes ou les réalités concernant l’appartenance de tel ou tel personnage important des guerres napoléoniennes à la Franc-Maçonnerie (Ney, Soult, Wellington, Müffling, Jérôme Bonaparte, Guillaume II des Pays-Bas, Grouchy, Gneisenau, le Prince Frédéric d’Orange-Nassau, Foy, Exelmans, Blücher, etc.) y sont également analysées et critiquées. Napoléon, par contre, ne semblait pas porter d’intérêt mais manifestait même un certain mépris pour cette confrérie.

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