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Conférence

Caulaincourt : le confident de Napoléon

Antoine d’Arjuzon

Mercredi 12 septembre 2012

Après nous avoir donné deux conférences consacrées, la première, au Duc de Wellington et, la seconde, au Ministre britannique Castlereagh respectivement en 2010 et 2011, Antoine d’Arjuzon évoque, cette fois, la personnalité d’un personnage qui a joué un rôle important dans la diplomatie du Premier Empire français : Armand-Augustin, Marquis de Caulaincourt, nommé duc de Vicence par Napoléon en 1808.

Même si Caulaincourt a débuté en tant qu’officier dans l’armée royale, c’est surtout lorsqu’il devient diplomate en 1801 à l’occasion d’une mission à Saint-Pétersbourg que sa véritable carrière commence. Devenu aide de camp de Napoléon, il sera indirectement impliqué dans le rapt du duc d’Enghien ce qui lui vaudra – à tort – l’inimitié des royalistes. Nommé ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg en 1807, il entretiendra des relations amicales avec le Tsar et s’efforcera de convaincre Napoléon de ne pas entrer en guerre avec la Russie. En vain, ce qui provoquera son rappel en mai 1811.

Caulaincourt suit Napoléon en Russie lors de la campagne de 1812 et surtout en revient avec lui lors de la retraite. Du 5 au 18 décembre 1812, il voyage en tête-à-tête avec Napoléon et en rapporte – dans ses mémoires - des propos révélateurs sur les illusions qu’entretenait encore Napoléon quant à son futur et aux destinées de l’Europe. Sénateur en avril 1813, Caulaincourt sert en Saxe et se voit désigné par Napoléon comme son représentant au congrès de Prague en juillet 1813. Ministre des relations extérieures en novembre 1813, il sera présent au congrès de Châtillon en février 1814 pour tenter d’atténuer les conséquences de la défaite militaire française qui apparaît inéluctable. Fidèle à Napoléon, Caulaincourt reprend le ministère des relations extérieures durant les Cent-Jours ce qui entraînera sa proscription par Louis XVIII. Il parvient néanmoins à rester en France et meurt en 1827.

Tous ces événements sont abondamment décrits dans le magnifique livre écrit par Antoine d’Arjuzon sur Caulaincourt aux éditions Perrin, livre qu’il a dédicacé de bonne grâce, à cette occasion, aux participants qui le souhaitaient. 

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